Accueil > Termites et champignons

Devis diagnostic immobilier partout en France
Des experts en diagnostics immobiliers près de chez vous
Entrez le code postal ou la ville du lieu de l'expertise

Une relation symbiotique vieille de 7 millions d'années

Les « meules à champignons », que l'on peut récolter dans certaines termitières actuelles en Afrique tropicale et équatoriale, sont connues et décrites depuis près de deux siècles.

Ces petites formations, d'aspect spongieux et de taille variable, allant de celle d'une mandarine à celle d'un gros ballon de rugby, se trouvent dans les termitières d'une sous-famille de termites, les Macrotermitinae.

Comme tous les termites, ceux-ci ne sont pas capables de digérer la cellulose et la lignine, composants de base des végétaux dont ils se nourrissent.

Dans nos pays tempérés, les termites hébergent de petits animaux nommés protozaires qui, alors qu'ils bénéficient du « gîte et du couvert » au sein de l'appareil digestif de ces insectes, se chargent en contrepartie de digérer ces longues molécules indigestes que sont la cellulose et la lignine.

Dans les régions tropicales, l'évolution à mis au point une autre technique : les termites fabriquent à l'aide de végétaux grossièrement mâchés et très peu digérés une structure très aérée, la meule, sur laquelle va croître le mycélium d'un champignon (termitomyces). Ce dernier va progressivement dégrader les masses ligneuses et cellulosiques de la meule en substances plus simples assimilables par les termites, qui consomment ensuite simplement de petites expansions du mycélium nommées « mycotêtes ».

Deux spécimens de « meule à champignons » fossiles avaient été découverts en 1998 et 2001 sur les sites fossilifères du Tchad(1). Interprétés comme des structures construites par des termites sans aucune autre précision, les fossiles n'avaient pas fait l'objet d'investigations plus poussées.

En 2004 et 2005, la découverte d'une demi douzaine de nouveaux spécimens, sur le site qui a livré Toumaï, motive un nouvel examen des fossiles.

On comprend pour l'instant assez mal comment une structure aussi fragile a pu se fossiliser. Dans les termitières actuelles, la meule, humide, cède rapidement à la pression du doigt et lorsque la termitière est abandonnée, la structure est très rapidement détruite. Deux idées prévalent pour le moment : on sait que certaines espèces de termites champignonnistes ont des habitats typiquement sahéliens.

On sait aussi que les roches sédimentaires qui les ont livrés montrent des traces évidentes de climat parfois très secs avec des phases carrément arides. Ces structures fragiles ont sans doute été fossilisées suite aux conditions arides du climat. Cette idée est assez cohérente dans la mesure où l'on sait que la seule manière de conserver actuellement des meules à champignons est de leur faire subir une rapide dessiccation.

Avant cette découverte on n'avait aucune idée de l'ancienneté de la relation symbiotique entre termites et champignons. On sait maintenant que ces processus étaient déjà les mêmes il y a au moins 7 millions d'années.

Source http://www.science.gouv.fr

Diagnostic termites
Etat parasitaire

Copyright © 2005 - 2017 - Dimexbat | Déclaration CNIL n°1350739 | Mentions légales | Annuaire Immobilier | 123 Diagnostic Immobilier

Gîte La Cigale Rouge : 6 à 8 personnes dans le Vaucluse
Location semaine ou week-end
Gîte tout confort avec piscine
eurofins
Pour vos analyses d'amiante dans l'air et les matériaux